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Retour aux Actualités 12/05/2013

Conférence Forum autour d’Eric Naulleau

Le critique littéraire, ancien chroniqueur de l’émission « On n’est pas couché » et actuel animateur d’une émission culturelle sur Paris Première, était l’invité de l’association étudiante FORUM le 2 mai dernier. 

Le duo de choc qu’il a formé avec l’essayiste politique et journaliste Eric Zemmour sur le plateau de Laurent Ruquier l’a rendu aussi célèbre aux yeux du public que craints de ses invités. C’est pourtant seul qu’Eric Naulleau s’est présenté devant les étudiants d’EMLYON Business School à l’initiative de l’association FORUM. Essayiste - son récent ouvrage « Pourquoi tant d’E.N. » vient de paraître aux éditions Broché – le bad-boy de la critique est venu partager avec les étudiants ses coups de cœur et horreurs littéraires, et expliquer pour quelle raison il pense que nous traversons une phase « d’anémie du roman français ».

ECONOMIE ET LITTÉRATURE, DEUX UNIVERS AUX ANTIPODES ?

« Le monde entrepreneurial et celui de la culture se sont beaucoup trop éloignés aujourd’hui », indique Naulleau. De nombreuses maisons d’éditions sont ainsi tombées dans une logique mercantiliste qui les pousse à promouvoir les livres ou publications dites « populaires » au détriment d’œuvres provenant d’écrivains moins connus, mais qualitativement bien supérieures. C’est ici que le rôle du critique « prend tout son sens », indique l’invité, qui  se définit comme un « correcteur du marché ». La mission d’un critique littéraire est en effet de permettre à tout type de littérature d’être valorisé à sa juste valeur. En toute objectivité ? « Non » répond-il. « Je ne crois pas à l’objectivité dans la critique, et j’essaye d’éloigner les gens de certains livres qui, à mon sens, ne méritent pas d’être lus ». Le message est clair. Et la petite pique aux écrivains tels que Guillaume Musso, Alexandre Jardin et autres Marc Lévy, plébiscités par le public mais par les critiques, à peine voilée.

L’ART DE LA CRITIQUE

Abordant sa passion particulière pour les auteurs ayant vécu des expériences traumatisantes (dictature, oppression, barbarie)  qui donnent à leur œuvres une bouleversante « gravité », ce féru des belles lettres défend une certaine « verticalité de la critique ». Tout comme un élève reçoit le savoir de son éducateur, tout le monde n’a pas forcément le recul et l’expérience nécessaire pour donner un juste jugement sur une œuvre littéraire.  Réponse faite à un jeune étudiant qui demandait si le développement des blogs sur Internet n’amenait pas finalement à une « résurrection de l’esprit critique » que l’essayiste souhaite voir tant émerger auprès des jeunes générations.

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