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Retour aux Actualités 24/05/2013

Portrait et parcours d'Eric Wesse (diplômé du M.S. Ingénierie Financière 1994), Président du Directoire de la Banque Cantonale de Genève (rance) SA

« Je me vois comme un responsable de PME, un entrepreneur..."

« Je n'ai pas vu le temps passer ! » A 59 ans, Eric Wesse est depuis le 1er janvier 2013, Président du Directoire de la Banque cantonale de Genève (France) SA. S'il a réalisé l'essentiel de sa carrière dans différents établissements bancaires, il a su pourtant, à certains moments de son parcours professionnel, passer de l'autre côté du miroir puisqu'il a occupé des postes en entreprise et en cabinet d'audit et de conseil. « J'espère que cette polyvalence me permet de mieux comprendre les chefs d'entreprise que j'ai en face de moi dans mon activité de banquier. D'ailleurs, je me vois moi-même comme un responsable de PME, un entrepreneur » souligne-t-il.

Vous aviez, dès le départ, un intérêt très marqué pour l'aspect financier de la vie économique ?

E.W. : Oui, en effet, puisque j'avais fait une maîtrise en sciences économiques de l'université de Paris Assas, avant plus tard, d'acquérir un mastère en ingénierie financière de l'EMLYON et un diplôme de l'Institut Technique de Banque. Ensuite, mon parcours professionnel a été entièrement centré sur ce domaine. Après la BNP à Paris en 1977, j'ai rejoint en Rhône-Alpes le Groupe des Banques Populaires, notamment comme directeur de la succursale d'Annecy (5 bureaux rattachés) : à 28 ans, j'étais l'un des plus jeunes directeurs de succursale...

Toutefois, si j'ai réalisé l'essentiel de ma carrière dans le système bancaire, j'ai aussi effectué un passage en direction financière d'entreprise, au sein du groupe Paccard (Haute-Savoie). Je voulais connaître le management et la Direction financière d'une entreprise. A cette occasion, j'ai pu aborder, pendant 6 ans, la dimension internationale à travers les activités de Paccard en Afrique (Maroc, Gabon) et aux Etats-Unis.

Vous êtes ensuite revenu à la banque ?

E.W. : Pour deux ans, comme Directeur du Développement international de la Banque Populaire à Lyon. Une opportunité s'est présentée avec le projet de création d'un cabinet d'expertise-comptable (In Extenso) par le groupe Deloitte et Touche. C'est ainsi que je me suis retrouvé avec cette particularité d'avoir construit une expérience de cadre de banque, de DAF et de conseil auprès des chefs d'entreprise dans leurs négociations avec leur banquier ! Cela m'a permis de me rendre compte que le métier de la banque avait ma préférence.

Il y a 20 ans, la Banque cantonale de Genève crée sa filiale française, à Lyon et fait appel à vous ?

E.W. : J'ai été contacté pour créer et développer la filiale française, en Rhône-Alpes dans un premier temps. En 1993, le siège a donc été installé à Lyon avec une succursale à Annecy. Vingt ans, c'est très jeune pour une banque. Nous comptons aujourd'hui 46 collaborateurs, pour un encours de crédit de 700 millions d'euros et une masse sous gestion de 325 millions d'euros..

En 2010, nous avons ouvert une succursale à Paris. Dans les années à venir selon le contexte, nous envisageons des ouvertures à Grenoble et Dijon. Nous ne voulons pas développer d'activités de banque de détail mais rester un établissement spécialisé dans le financement et la gestion privée. Depuis toujours, nous avons défendu une politique d'investissement qui nous a permis d'éviter les « produits toxiques » et spéculatifs. Notre actionnariat est solide, et du fait de notre philosophie d'investissement notre développement a été constant et lui aussi, solide !

Vous conseilleriez à des jeunes de s'orienter vers les métiers de la banque ?

E.W. : Je crois que l'important consiste d'abord à cerner le ou les domaines qui vous intéressent et ensuite conserver ce fil conducteur tout au long de la vie, même si des détours s'avèrent parfois nécessaires. J'ai « fait » de la banque toute ma vie mais en conservant l'esprit ouvert sur les différentes filières ou les différents métiers qui pouvaient m'intéresser dans l'univers économique. Je pense néanmoins qu'en se focalisant sur une activité, on accumule une expérience qu'on peut capitaliser ensuite dans son parcours. Je pense aussi - quel que soit le métier envisagé - qu'il faut penser « international, international et encore international ». Et là, EMLYON est bien placée...

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