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Retour aux Actualités 15/06/2017

Partagez l’expérience du projet d’innovation sociale à l’international avec Antoine !

Antoine Pin est étudiant en 1ère année du Programme Grande Ecole – Parcours I.D.E.A. Tout comme ses camarades de promotion, il est actuellement en mission dans le cadre de son projet d’innovation sociale à l’international. Sa mission se déroule au Costa Rica où il est parti avec Augustin Mahieux, également étudiant du programme. Il partage avec nous son expérience.  

Arrivée à San José

« Après quelques péripéties dues aux grèves de RER à Paris, le passage à l’immigration à Miami, un avion retardé, un épisode de pluie tropicale qui nous a paru interminable nous avons enfin pu découvrir la ville de San José.
Nous nous sommes présentés dès le premier jour (vendredi) à l’Université Veritas, l’université pour laquelle nous travaillerons.
Dans les premiers jours, durant le week-end, nous avons pris nos marques dans la ville notamment grâce à une visite organisée par des locaux. En effet, il nous a semblé primordial de nous immerger dès le début dans la culture et les us et coutumes. » 

Premières constatations

« Nous ne parlons pas espagnol et cela va poser de nombreuses difficultés.  Bien que notre tuteur nous a certifié que la plupart des gens parlent anglais, nous constatons avec effroi que ce n’est pas le cas et que se faire comprendre est parfois bien difficile. Nous  utilisons donc le langage des signes, les  sourires   et les marques de politesses pour nous faire comprendre et obtenir ce dont nous avons besoin.

On comprend tout de suite mieux le paragraphe qui dans la brochure de présentation du programme indique: Savoir s’adapter dans un environnement complexe :)

Le Costa Rica est un pays très cher, même si le niveau de vie y est moyen (comparé à la France il est inférieur) les prix sont démesurés. Il faut compter, pour un budget mensuel comprenant la nourriture et le logement par exemple, le même budget que pour un habitant de Lyon.
Alors que notre culture européenne cherche sans cesse à endiguer le temps qui passe afin de produire plus et créer de la richesse, le Costa Rica vit au rythme des saisons, et particulièrement en cette “saison verte” (ou saison des pluies) puisqu’il fait très chaud le matin et qu’il pleut de 14h à 3h du matin. 
Lorsqu’il pleut, aucune activité est possible, il est impossible de se rendre à un rendez-vous professionnel ou de se déplacer pour toute autre raison. Les Costariciens restent chez eux et s’adaptent à la météo. 

Nous arrivons à nous demander si la vie au rythme des saisons serait la solution aux burn-outs et autres effets contre-productifs de notre avidité à produire toujours plus et toujours plus vite ? »

Le projet : la construction d’un fablab au sein de ce que nous pourrions appeler le bidonville de La Carpio..

« Nous mesurons seulement après quelques semaines et un temps d’adaptation ce qui nous attend, et nous nous rendons à l’évidence que nous ne verrons malheureusement jamais le fablab avant notre départ. Mais ça ne veut pas dire que nous ne le construirons jamais !
Nous avons donc fini par affiner nos objectifs de mission qui consisteront plutôt à lever des fonds par l’intermédiaire de partenariats et d’un crowdfunding.
Mais qui dit crowdfunding dit aussi marketer le plus possible le projet de construction du fablab pour maximiser nos chances de récolter de belles sommes !
Nous lançons donc le tournage d’un documentaire par des étudiants en thèse de cinéma qui nous aideront à titre gratuit …
L’un d’eux a même remporté une palme d’or au festival de Cannes pour court-métrage ! C’est un énorme coup de chance qui nous sera d’ailleurs fortement utile ! »

La dimension Design Thinking de la mission :

« Après ces quelques semaines d’adaptation, de veille, dans cet environnement plutôt complexe, nous avons complètement revus notre posture de départ. En effet, les différents éléments constatés directement sur place nous ont orientés totalement différemment et nous devons donc nous adapter au rythme local. 

Je crois qu’on ne peut pas mieux remplir les critères de mission en innovation sociale à travers notre projet… 
Le fablab servira essentiellement à former des jeunes sans-emplois pour démarrer un nouveau business. C’est déjà le cas dans le quartier avec un premier projet ayant abouti : la création d’un atelier de couture pour les femmes.
Au-delà de cet atelier de couture, ces femmes revendent les sacs dans divers magasins (aéroports, centres commerciaux…) qu’elles cousent à partir de chutes données par des entreprises du textile ! C’est un véritable business model social puisque 60% des revenus vont directement aux couturières et 40% à l’institution qui entretient et fournit les machines…

En résumé, ce P3 de fin d’année colle totalement avec ce que j’ai pu apprendre en cours, et c’est une expérience qui sera valorisée sans problème lors de mon entrée sur le marché de l’emploi… »

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